La charte a été élaborée lors du 1er séminaire au Québec en octobre 2012 et validée par les 35 professionnels participant à ce séminaire (charte de Montmorency). Elle a ensuite fait l’objet de modifications en 2013 à Namur qui ont été validées par les personnes ressources de l’époque.

Charte DPA (version 13/09/13 – Namur)

1.   La finalité du DPA est de contribuer à l’avènement d’une société plus juste (1).

2.   L’approche centrée sur le DPA des Personnes et des Collectivités accorde une place prépondérante à l’influence des structures sociales dans la compréhension, l’analyse et le traitement des problèmes que rencontrent les personnes accompagnées.

3.   L’approche centrée sur le DPA des Personnes et des Collectivités vise à créer les conditions pour permettre aux personnes de sortir de l’impuissance au regard de ce qui est important pour elles.

4.   L’accompagnement repose sur une mise en commun des expertises professionnelles et expérientielles dans la conduite d’un changement négocié avec les personnes concernées.

5.   Les modalités de conduite d’un DPA peuvent s’appuyer sur des finalités individuelles ou collectives

6.   Du point de vue du praticien qu’il soit intervenant ou formateur, le succès de l’intervention passe par la validation de la mise en oeuvre du changement négocié avec les personnes accompagnées.

7.   La reconnaissance de la légitimité du praticien passe par l’accomplissement d’un processus d’accompagnement par une personne-ressource (2) et par une pratique régulière.

8.   La formation à cette approche passe par une expérimentation personnelle d’un DPA. Celle-ci s’appuie au minimum sur l’adoption de l’unité d’analyse « acteurs en contexte », la négociation de la définition du problème et des solutions avec les acteurs concernés, la prise en compte des contextes d’application et l’intégration d’une démarche d’action conscientisante. Cette formation suppose une validation finale négociée entre les personnes concernées et les formateurs.

9.   Le statut de personne-ressource comporte trois niveaux : le témoin, l’intervenant et le formateur.
– Le témoin : est capable de faire des sessions de sensibilisation car il maîtrise les aspects conceptuels.
– L’intervenant : est capable de s’appuyer sur le DPA dans son contexte de travail et d’en maîtriser les aspects conceptuels.
– Le formateur : est un praticien régulier qui maîtrise les aspects conceptuels du DPA et qui a des compétences pédagogiques compatibles avec cette approche.
Les deux derniers niveaux font l’objet d’une accréditation (3) par l’association internationale.

10.  La consolidation et l’enrichissement de l’expertise au DPA passent par l’intervision. Cette expertise est renforcée par la formation continue et/ou la production d’écrits qui alimentent les connaissances dans ce domaine.

(1) « Soutien à la possibilité concrète d’agir (épanouissement) au moyen de la mise à disposition des ressources nécessaires (équité) à la conduite d’un changement d’intérêt collectif (bien commun) ». Le Bossé Yann, Sortir de l’impuissance, invitation à soutenir le développement du pouvoir d’agir des personnes et des collectivités, Québec, Ardis, 2012, p.55.
(2) Encore à discuter.
(3) Reconnaissance par l’association internationale de la compétence d’une personne en matière de DPA. L’accréditation dite de réputation est une démarche volontaire pour mettre en valeur sa compétence. Elle est un gage de qualité.